ACTUALITES SCIENTIFIQUES

             Journée d’étude annuelle Marguerite Duras

            "Marguerite Duras et le monde anglo-saxon"

                                Vendredi 15 mars 2019

Université de Lille (ALITHILA) – Société internationale Marguerite-Duras

Université de Lille

Maison de la recherche

3 rue du Barreau 59653 Villeneuve d’Ascq

       Perçue comme « l’Hemingway français », Marguerite Duras, dans ses débuts, s’est placée sous l’influence de la littérature américaine. Ensuite, émancipée de cette inspiration, elle introduira, dans certains de ses titres ou de ses romans, des mots appartenant à la langue anglaise. 

      Ernesto se voit pourvu de brothers et de sisters ; dans Emily L., la poétesse parcourt le monde en bateau avec son Captain ; des textes se nommeront Yes, peut-être, India Song ou Le Navire Night.

      Dans le cycle indien, l’onomastique révèle l’importance des références anglaises. Si certains lieux s’appellent U. Bridge ou T. Beach, et si certains personnages ont pour nom Jacques Hold, Michael Richardson ou Peter Morgan, est-ce pour relancer l’écriture en la confrontant à ses autres ?

      Conscients de la part faite à la langue anglaise, nous proposerons de nous intéresser à l’occasion de cette journée d’étude aux relations de Marguerite Duras avec le monde anglo-saxon tant du point de vue des références culturelles, que des jeux avec l’étrangeté de la langue étrangère.

Viewed in her early stages as the “French Hemingway”, Marguerite Duras initially placed herself under the influence of American literature. Subsequently, freed from that inspiration, she would introduce words from the English language in the titles of certain of her novels.
Ernesto finds himself endowed with “brothers” and “sisters”; in “Emily L.”, the poet travels the world in a ship with its “captain”; works would be entitled “Yes, peut-être”, “India Song” or “Le Navire Night”.
In the Indian cycle, naming reveals the importance of the English references. If certain locales are called U. Bridge or T. Beach, if certain characters are named Jacques Hold, Michael Richardson or Peter Morgan, might this be in order to re-animate writing by bringing it into contact with Other-ness?
Aware of the role played by the English language, we propose, for this Study Day, to consider the relation of Margerite Duras to the English-speaking world, with regard to both the cultural references and the games being played with the foreigness of the foreign language.

Pour consulter le programme,

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Colloque 23 et 24 novembre 2018 à Tokyo : « Marguerite Duras, une critique de la raison »

Ce colloque entend s’inscrire dans le sillon tracé par l’ouvrage de Françoise Barbé-Petit (Marguerite Duras au risque de la philosophie, Kimé, 2010), d’une part, ainsi que dans ceux ouverts par les colloques de Göteborg (2007), sur Duras et la pensée contemporaine, et de Tokyo sur Duras et la politique après la guerre (Rikkyo, 2016). Cependant, il espère faire surgir de nouvelles pistes concernant les interactions entre la pensée durassienne, la philosophie et le politique.

En effet, tout n’a pas été dit – loin s’en faut – sur les rapports qu’entretient Duras avec la pensée spéculative et le politique. Bien qu’elle ait souvent affirmé qu’elle détestait la réflexion théorique, elle n’a pourtant pas manqué d’y faire appel lorsque la situation, notamment politique, l’exigeait. Néanmoins, cette pensée s’articulait aux exigences éthiques de ses propositions esthétiques formulées par l’écriture – qu’il s’agisse de la syntaxe scripturaire ou cinématographique –, et jamais selon un parti pris idéologique ou dogmatique. Ce qui a pu donner, parfois, au discours durassien l’apparence d’une cacophonie parfaitement contradictoire.

Il s’agit, cependant, d’une apparence toute superficielle, qui disparaît sitôt que l’on creuse davantage les positions esthétique et éthique défendues par l’auteure. Ainsi, par exemple, clamant dans Le Camion que «Marx, c’est fini», Duras n’en finissait cependant pas de défendre un certain «communisme de pensée», qu’elle ré-élaborait sans fin; ce que Blanchot n’avait pas manqué de pointer dans sa « Communauté inavouable »  (Minuit, 1984).

Ce colloque souhaite donc creuser davantage encore les différentes strates de la pensée durassienne dans ses interactions avec la critique de la raison. Prise en son sens philosophique le plus large possible, celle-ci inclut donc les questions du religieux et du métaphysique. On se rappellera, ici, entre autres, la passion de Duras pour les textes pascaliens.

On aimerait, particulièrement, que la “pensée-Duras” soit, à cette occasion, analysée à l’aune du politique qui a nourri toute son œuvre, qu’il s’agisse de l’œuvre écrite comme cinématographique – à ce sujet, il est intéressant de relever que ses propos sur le ou la politique sont toujours les plus explicites, et parfois virulents, dans le cadre de ses travaux sur le cinéma (on a déjà cité Le Camion, mais Nathalie Granger, Aurélia Steiner, Les Mains négatives, Les Enfants, ou encore son ouvrage Les Yeux verts, ses entretiens avec Dominique Noguez, ou le scénario de Hiroshima mon amour, sont parmi les œuvres dans lesquelles le politique tient sans doute le plus de place). Dès lors, pour ce faire, toutes les entrées dans l’œuvre, tous les modes d’analyse sont les bienvenus.

Ainsi, les études synchroniques comme diachroniques seront appréciées, afin que les différentes interventions faites lors du colloque permettent de restituer, in fine, aussi bien les positionnements ponctuels – engagement dans la résistance, contre la guerre en Algérie, pour l’insurrection de mai 68, pour la légalisation de l’avortement – que les engagements dans la durée de la part de l’écrivaine.

De même, il sera intéressant d’interroger ses silences sur certains événements historiques qui l’ont certainement touchée de près. On peut penser, par exemple, à la guerre d’indépendance du Vietnam.

Enfin, on pourra, à cette occasion, analyser l’importance des enjeux du féminisme et des questions liées à l’homosexualité dans l’évolution de sa pensée, parfois au risque d’un reniement éthique dans ce dernier cas.

Merci d’adresser vos propositions de communication (d’une durée de 20 minutes) en 200-300 mots, et accompagnées d’une notice biobibliographie à Olivier Ammour-Mayeur :

olammour@hotmail.com, avant le 15 février 2018 / Réponses : 30 avril 2018

Langue du colloque : français.

Appel à contributions – Call for papers – revue de psychanalyse S

For the most part, Lacanian discussions of Marguerite Duras’ work have focused on The Ravishing of Lol V. Stein. While this should not surprise – the novel was presented by Michèle Montrelay during Lacan’s Seminar in 1965 and Lacan himself devoted a short essay to it – it also raises the question whether other novels, theatre texts or films by Duras can be approached from a Lacanian point of view, to an equally illuminating effect.

The editors of S invite you to present readings of texts and films by Duras, other than Lol V. Stein. This may also be an occasion to address more general topics such as love, sexual difference, voice, gaze, repetition and politics, via a confrontation of Duras with Lacan.

If interested, please contact the editors before June 30, 2017. Publication date: December 2018.